Janvier sec ou les habitudes invisibles

J’ai une confession à vous faire. 

Depuis début janvier, je n’ai pas bu une goutte d’alcool. 

Je tiens à vous rassurer, je n’avais pas une consommation exagérée. Si on compare avec les habitudes de consommation moyennes des Québécois, je devrais me retrouver dans la section “moyennement banale”. 

Cependant, je trouvais que mon décembre avait été un petit peu trop arrosé. Alors que l’hiver s’installait, ma consommation d’alcool aussi. Le petit verre pour décanter devenait un peu trop habituel pour mon confort. 

Il faut dire que je n’ai pas le palais cheap en matière d’alcool. Les bières de microbrasserie commençait à prendre une portion trop importante de mon budget fun. Avant de choisir la Coors Light, j’ai opté pour la sobriété. 

Après tout, le luxe vient de pair avec la rareté.

J’ai voulu ramener l’alcool à son statut habituel : celui d’un produit de luxe. D’où le “janvier sec”. 

Les défis 30 jours

C’est intéressant de relever des défis sur une courte durée. Il est tellement plus facile de se passer de télé une semaine que de diminuer du quart nos heures de télévision pour l’année à venir. 

Ce sont souvent des expériences qui nous ouvrent les yeux sur nos petites habitudes, celles qui s’installent en nous comme un parasite. 

Mon janvier sec m’a permis de me rendre compte que le verre d’alcool qui me manque le plus, ce n’est pas lui que je partage avec des amis, c’est celui que je bois en cuisinant. 

C’est poche quand même. 

C’est révélateur d’une mauvaise habitude qui s’installe. Ce petit verre n’a rien à voir avec la pression des pairs, ni avec l’envie de faire partie du groupe, ni même le besoin de se détendre le vendredi. 

Hé non! Simplement le fruit d’une association qui s’est créée avec le temps. 

Le pouvoir de l’association

Les pharmaciens le savent. Pour s’assurer de prendre ses médicaments, l’idéal, c’est d’associer la prise à un rituel qui existe déjà : le déjeuner, le brossage des dents, etc. Il suffit de faciliter l’association et l’habitude se prend toute seule. 

Les fumeurs aussi le savent. Arrêter de fumer, ce n’est pas seulement briser une dépendance à la nicotine, c’est aussi de détruire ses rituels. C’est pour ça que les ex-fumeurs prennent souvent du poids : ils remplacent une habitude par une autre. 

Et c’est ce que j’ai fait. Maintenant, c’est un verre d’eau pétillante qui trône sur mon comptoir de cuisine. Et dans une coupe à vin, rien de moins. Mon cerveau n’y voit que du feu.

Là je recommence à parler d’argent, parce que c’est le but du truc, n’est-ce-pas ?

Les petites dépenses, c’est la même chose. Elles s’insinuent dans notre quotidien doucement. On réalise qu’on est abonné à trois services en ligne que l’on n’utilise pas. Qu’on a pris l’habitude d’acheter un café tous les matins, d’aller au IKEA tous les dimanches. On ne questionne plus. 

Et si on se donnait le défi de se passer de ces petites habitudes, est-ce qu’elles nous manqueraient vraiment ? Pourrait-on les remplacer par autre chose ?

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