Entre l’hédoniste et le martyr

Depuis que j’ai lancé le blogue et le groupe, je suis parfois la cible de petites moqueries.

Rien de bien méchant, et honnêtement, c’est le risque qui vient avec le choix d’exposer sa vie à la face du monde. De toute façon, j’y participe plus souvent qu’autrement. Il faut savoir rire de soi.

Cependant, là où je me questionne, c’est quand l’image du frugal semble se confondre avec celle de l’avaricieux. Du cheap, du gratteux.

Faut-il blâmer notre petit fond catholique et notre rejet du Séraphin ou plutôt notre climat actuel qui met en opposition deux concepts : profiter du moment présent ou réfléchir au futur. Sûrement un mélange des deux.

Messieurs, mesdames, ce n’est pas parce que vous avez un budget que vous avez moins de plaisir. Au contraire, il est toujours important de s’assurer qu’une partie de notre argent serve à nous faire du bien.

Ce que le budget permet, c’est le plaisir sans culpabilité. Si on planifie 20, 30, 100 $ par semaine pour des activités culturelles, sportives ou juste pour un vernis à ongles, on peut savourer sans culpabiliser.

Vous savez ce que je faisais avant de budgéter mon fun, je me « gâtais » parce que je le méritais bien, et par la suite je regrettais. Parce que je ne réalisais pas ce que je dépensais en petits riens qui ne donnent rien, je n’avais plus d’argent pour aller au cinéma ou pour acheter une vraie bonne bouteille de vin. C’est le plaisir qui en pâtissait.

Depuis, je dépense étonnamment davantage en activités qui me plaisent. Ce qui a diminué, ce sont toutes les dépenses qui ne mènent à rien :

  • les frais bancaires exorbitants
  • la nourriture que l’on jette parce qu’on n’a pas réfléchi à un menu
  • les vêtements que l’on ne mettra pas
  • les repas au restaurant qui résulte de la paresse plutôt que d’une véritable envie
  • les abonnements au gym inutilisés.

Et parce que je ne perds plus d’argent dans des postes budgétaires qui ne me procuraient aucune joie, il m’en reste davantage pour le reste.

J’ai posé la question cette semaine sur le groupe Facebook : pour votre bien-être, sur quoi vous n’hésitez pas à dépenser, et de quoi vous pouvez vous passer ? La vérité, c’est qu’il n’y a pas de mauvaise réponse. Si vous aimez les manucures, payez-vous une manucure. Mais ne croyons pas qu’il est possible de se payer tout ce qu’une vedette se permet sans avoir son salaire.

Dans un autre ordre d’idées, j’ai remarqué certaines réponses qui m’intriguent un peu plus. Et sur celles-là, j’y reviens.

Manque-t-on d’équilibre en matière de bien-être ? A-t-on du mal à trouver le juste milieu entre l’hédoniste et le martyr ?

Certaines personnes ont beaucoup de mal à dépenser pour elles-mêmes, mais quand c’est pour quelqu’un d’autre, les cordons de la bourse se loussent.

Que fais-tu pour prendre soin de toi ?
Prendre soin des autres…

Mmmm.

Bien sûr qu’on se sent bien lorsqu’on est généreux. Mais l’un n’empêche pas l’autre. Et trop de sacrifice peut mener à du ressentiment lorsque l’ascenseur ne nous revient pas autant qu’on le voudrait.

On est responsable de notre bonheur, de notre bien-être. Budgétons-le.

Et pour l’amour du ciel, dépensons-le aussi!

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