Le budget «fun» : comment budgéter sans se priver

C’est plate faire un budget. Il faut additionner des chiffres. On voit descendre notre paie avant même qu’elle ne descende pour vrai.
Les fabricants d’applications budgétaires auront beau être vert fluo, y ajouter des licornes et des ballons, ça ne rendra pas la tâche plus agréable.
Soyons francs, être responsable, c’est souvent plate… au départ.
Être responsable, c’est comme aller au gym. C’est pas l’fun pendant, c’est l’fun après. (Perso, j’adore faire du sport, mais on me dit souvent que je suis folle, donc j’en déduis que ce n’est pas l’opinion de la majorité
Après, on se sent bombés de fierté. On s’en pête les bretelles.
Bien gérer son argent, c’est pareil. Sauf que la satisfaction n’arrive pas au bout d’une heure, mais plutôt une semaine, un mois, des années…
C’est pour ça qu’on a autant de mal à être responsable avec nos finances. L’être humain est pourri pour prévoir à long terme.
Encore plus quand on est bombardés de messages qui nous encouragent à combler nos besoins dans la seconde.
Je paye mes dettes actuellement. Il me resterais 18 mois, si je me fie à mon budget, et si Murphy se décide à me foutre la paix pour un petit moment.
Mais si j’attend un an et demi pour me gâter, je vous garantis que d’ici quelques jours, on me retrouve ensevelie sous une pile de boîtes Amazon. D’où l’importance de la catégorie «fun».
Chaque mois, je consacre un peu plus de 100$ uniquement pour le fun.
Disons qu’avec le 30$/semaine d’épicerie, il a gonflé un petit peu, même si j’en ai surtout profité pour renflouer les coffres.
C’est le budget «fun» qui m’a permis, il y a deux vendredis, de passer la soirée dans les glissades d’eau du Bora Parc.
C’est cher, c’est 30$ le billet. Mais quand c’est budgété…
Avec déjà deux semaines sans restos et avec 30$ d’épicerie, laissez-moi vous dire que j’en ai sauvé des 10$ de Subway, de cafés et de pizzas congelées.
Les glissades d’eau m’ont procuré beaucoup plus de plaisir qu’un sandwich acheté un midi parce que mon lunch ne me tentait pas.
Mais le budget «fun» ne fonctionne que s’il est obligatoire.
Il faut toujours garder de l’argent pour s’amuser, même si ce n’est pas beaucoup. Et le plus beau, c’est qu’il ne s’accompagne plus de culpabilité.
Une fois qu’on envisage le budget comme une permission de dépenser… hé bien…
Être responsable devient un peu moins plate.
** Vous aimez cet article ? Rejoignez la page Simplicité semi-volontaire

4 réflexions sur “Le budget «fun» : comment budgéter sans se priver

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.