Tout le monde a des dettes… pas obligé d’être comme tout le monde

Yep, tout le monde. Bon, ok, peut-être pas tout le monde, mais une grande majorité. Au Canada, on doit 1,78$ pour chaque dollar qu’on gagne. En des termes évocateurs et pas du tout vulgaires, on doit notre…

On peut se plaindre longtemps de cette situation, et croyez-moi, je l’ai fait plus que mon quota. J’adore me plaindre, et avec ce qu’attrape au vol mes oreilles sensibles, je peux affirmer que je ne suis pas la seule. Se plaindre, ça a deux avantages : ça nous permet d’obtenir de l’attention, tout en nous dégageant de nos responsabilités. Et si on y pense bien, il y a une catégorie de gens à qui cette définition colle bien : des enfants.

Trop souvent, on agit comme des enfants par rapport à nos finances. On évite, on nie, on se trouve des excuses, on crie «Je le veux» en tapant du pied sur le sol…

On privilégie le confort d’aujourd’hui à celui qu’on pourrait avoir demain si on se retenait un petit peu.

Ce n’est pas pour rien qu’on finit, un jour ou l’autre, à devoir penser sérieusement à nos finances. L’inconfort finit par arriver. Un jour futur, l’avenir sera aujourd’hui (je suis en feu dans le département des phrases creuses).

Quand on décide de se prendre en main, de regarder sa dette dans le blanc des yeux et de l’attaquer à coups de vingt piasses, ça change notre perspective.

Apprendre à dire non, ça se développe

J’aimerais vous dire que quand on fait notre premier budget, tout se règle d’un seul coup, comme par magie.

Ce n’est pas tout à fait ça. Des rechutes, il en a eu. Et il y en a encore.

Apprendre à vivre selon ses moyens, c’est comme changer son alimentation, ou se mettre à l’exercice. C’est une habitude qui s’installe, tranquillement. C’est difficile au début, puis ça devient de plus en plus facile. Avec le temps, on se demande comment on faisait pour vivre avant.

Mes achats sont beaucoup plus réfléchis

À l’âge de 16 ans, je travaillais dans un magasin de jouets. Je vivais chez mes parents, je ne sortais pas encore beaucoup (j’étais assez tranquille), mais l’argent me brûlait quand même les doigts.

Il m’est arrivé d’aller m’acheter un nouveau chandail sur l’heure du midi parce que je n’aimais pas la tenue que je m’étais choisie au réveil. J’aimerais vous dire que ce n’est arrivé qu’une fois…

Quand je regarde ma dette actuelle, il y a une partie que j’explique très bien, et une autre dont je n’ai aucune idée de comment elle est arrivée là. Elle existe pour du superflu, que je ne possède même plus. C’est décevant quand on y pense.

Maintenant, quand j’achète, je pense en termes de joie, de durée, d’utilisation. Si j’achète un vêtement, c’est que je suis prête à le mettre jusqu’à ce que sa mort s’ensuive.

Bien sûr, on ne se sauve jamais des : «je me gâte», «j’ai eu une grosse semaine», «je m’ennuie», etc. Mais aujourd’hui, ils ont une valeur bien moindre.

Épargner, ça va être facile

Oh que oui. Quand on apprend à vivre selon un budget fixe, il devient très facile de rester sur cette même voie.

Je n’ose imaginer la facilité avec laquelle je vais épargner une fois mes dettes payées.

Je ne m’ennuie pas de mon ancien style de vie

Ce que la phrase «vivre selon ses moyens» inspire, c’est la privation. On se dit que la frugalité est bien tristounette.

Mais quand la nécessité nous amène à faire sa connaissance, on découvre que cette nouvelle amie qui paraissait un peu plate à prime abord, est en fait beaucoup plus agréable qu’il n’y paraît.

Elle amène à se poser les vraies questions : pourquoi est-ce que j’achète ça ? Pourquoi est-ce que je pense mériter plus beau, plus gros ? Combien d’heures de travail je suis prête à échanger ? Est-ce que c’est pour moi ou pour impressionner quelqu’un d’autre ?

Quand on est limité, c’est là qu’on peut découvrir ce qu’on veut vraiment. Est-ce une sortie au cinéma ou un nouveau jeu de société ? Si on ne peut pas s’offrir les deux, on doit choisir. Lequel des deux me rend le plus heureux ?

Devoir faire des choix m’a permis d’apprécier davantage ce que je possède. Je suis, aujourd’hui, nettement plus consciente de la valeur des choses.

Je cuisine beaucoup mieux qu’avant, j’apprécie mon décor, ma garde-robe, ma voiture.

Tout ce qui m’entoure est une conséquence des choix conscients que j’ai fait.

C’est-ti pas beau être un adulte!

Une réflexion sur “Tout le monde a des dettes… pas obligé d’être comme tout le monde

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