Ce qu’on peut retenir de l’affaire PO Beaudoin

Mise en garde : si vous cherchez de «l’influenceur bashing», ce n’est pas ici que vous le trouverez. Je n’ai pas l’intention de me prononcer sur le dossier.

Pour ceux qui veulent savoir de quoi il en retourne :

Non, je vais plutôt profiter de l’occasion pour informer quelque peu le consommateur. Après tout, j’ai décidé qu’il s’agissait de ma mission depuis, bon, environ 6 mois.

Voici donc certaines petites choses à retenir :

1- Il est de la responsabilité de l’utilisateur d’un service de s’assurer que son mode de paiement est accepté

En gros, on ne peut jamais présumer qu’un marchand accepte notre mode de paiement (carte de crédit, interac, etc.) Encore moins s’il s’agit d’un mode de paiement moins conventionnel. Dans ce cas-ci : une carte de crédit prépayée.

Au-delà de l’argent sonnant, les autres moyens de paiement sont à la discrétion du marchand. Celui-ci peut faire ses choix en se basant sur certains aspects, comme par exemple :

  • est-ce un mode de paiement répandu
  • est-ce que ce mode de paiement s’avère coûteux pour le marchand, doit-il se procurer un équipement ? Y a-t-il des frais pour lui ?
  • risque-t-il de perdre une clientèle s’il ne l’adopte pas ? (par exemple, de l’argent américain ou des chèques de voyage dans un centre-ville touristique)

La plupart du temps, le marchand aura une indication claire, s’il prend ou pas un mode de paiement (une pancarte par exemple). Mais en cas de doute, mieux vaut demander à l’avance.

2- Instagram fait partie de l’espace public

Cette sensibilisation est importante et ne cesse jamais de s’avérer pertinente. Même si on pense qu’on s’adresse à un groupe fermé, dans ce cas-ci, des fans, les réseaux sociaux font partie de l’espace public.

Dans ce cas-ci, la conséquence de cette exposition dans l’espace publique a été une réaction négative assez immédiate. Parmi les autres conséquences négatives de l’information qui est dévoilée librement dans l’espace public, on peut retrouver : des cyberattaques, de l’extorsion, des vols d’identité, de matériel (quand le chat est à Cuba… la maison est vide) et bien d’autres.

En règle générale, si vous êtes à l’aise de tenir vos propos à voix haute dans un restaurant, dans une épicerie ou un autobus bondé, vous pouvez les tenir sur Facebook.

3- Les nouveaux médias comportent leur lot de défi pour les agences de revenus

Après le premier regard, on tombe dans l’analyse. Et cette fois-ci, Pierre-Yves McSween a soulevé un point très pertinent en parlant de la façon dont les influenceurs sont souvent «payés», que ce soit en cartes-cadeaux, en voyage, ou autres. Ces «revenus» sont imposables et doivent donc être comptabilisés dans son rapport d’impôt.

Il en est d’ailleurs de même pour des cadeaux que vous offrirait votre employeur, lorsque ses cadeaux dépassent 500$. Je pense ici à une voiture, des assurances supplémentaires ou un voyage.

Auprès de l’employeur ou de la personne qui paye le cadeau, la valeur peut elle, être entrée dans les dépenses d’une compagnie.

J’ai glissé un mot récemment sur le monde des influenceurs, mais il va de soit que la nouvelle économie créée par le web risque de donner du fil à retordre au fisc dans les prochaines années.

(Mais attention, ne partons pas en vendetta contre les cartes prépayés, d’ailleurs je les recommande à toute personne qui ne souhaite pas s’endetter mais qui veut avoir la possibilité d’acheter en ligne).

Comme quoi derrière des nouvelles un peu cocasses, on peut trouver des bribes d’éducation financière.

Pis tant qu’à étaler sa vie sur Internet… à mon tour, pardi!

Petit truc que j’ai adopté cette semaine qui pourrait peut-être en intéresser quelques-uns. J’ai pris l’habitude depuis un moment, «d’oublier» mon portefeuille à la maison lorsque je vais travailler. Par habitude, et aussi parce que je travaille sur une rue commerçante pleine de boutiques intéressantes, j’ai développé la fâcheuse manie d’aller me promener et de dépenser, par le fait même, de 1$ à … (j’ose pas le dire, je suis gênée.

Bref, loin des yeux, loin de la caisse. Étonnement, je ressens fortement la tentation et ça me fascine. Comme quoi c’est quand on est privé de quelque chose qu’on se rend compte à quel point c’était devenu naturel.

Et vous, quels sont vos trucs pour éviter les achats impulsifs ?

2 réflexions sur “Ce qu’on peut retenir de l’affaire PO Beaudoin

  1. Bonjour,

    J’ai la chance de n’être pas sujette aux achats impulsifs, probablement car:
    # je n’ai pas la télé –> pas de pub
    # je boycotte la presse dite « féminine  » –> pas de pub, pas d’injonction conso, pas de mode
    # stop pub sur la boîte à lettres –> pas de pub, de promotions tentatrices, d’envies de consommation
    # j’ai décidé d’apprendre à coudre et de ne plus acheter de vêtements –> pas de magasinage, de tentation, de mode à suivre
    # les magasins sont fermés quand j’arrive / je pars du bureau, et pendant la pause déjeuner je préfère lire tranquille plutôt que de sortir voir les boutiques
    # le samedi, je n’ai pas l’envie de le rendre en ville pour magasiner parmi la foule
    # méthode « bisou » quand un désir d’achat se profile

    Votre blogue est très intéressant, merci pour votre travail.

    J'aime

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